Journal de bord de l' avion ,"Courrier Sud pour Vaincre les Maladies Lysosomales" rallye aérien "Toulouse Saint Louis du Sénégal 2008"
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Quelques photos souvenirs
Le pont Fedherbes a Saint Louis du Sénégal,a l'origine ce pont conçu par Gustave Effeil devait enjamber le Danube.
 
Oui je sais ,on aurait pu sourire mais en vol la concentration est de mise!!! Décollage de Toulouse Lasbordes

Saint Louis ,Hotel de la poste,C'est la seule fois ou Dominique a pris le manche...
 
Pendant que Laurent et Dominique réfléchissent,Charles fait les pleins........

L'atterrissage a Cap Juby
 
Cap Juby:le Port

Alméria...le pilote n'a pas voulu nous l'échanger contre notre Cessna...
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Publié le 14/11/2008 à 05:22, Mots clefs : |
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Souvenir...
Ce poème a été écrit en 2005,
il a été lu lors du baptème de notre avion ,célé a la cire dans une bouteille
avec une photo d'Anne-Claire,d'Antoine de Saint Exupéry
et enfouis dans la dune en bout de piste de Cap Juby.
Il est le symbole de notre engagement auprès de VML et une prière pour
Anne-Claire dont le grand-père a connu St EX...
"A tous les pilotes en partance,
A nos familles,
A tous nos amis, connus ou inconnus,
Ceci est un message.
Un message en forme de prière.
Nous avons tous appris dans notre enfance
L’histoire d’un petit bonhomme un peu mélancolique
D’une rose et d’un mouton,
Quand il était triste, il allait voir un couché de soleil,
Il est depuis six ans notre fil conducteur
« Nous qui n’avons pas oublié que nous avons été un jour des enfants »
Nous avons eu la chance de rencontrer des êtres hors du commun.
Des enfants et des parents que la vie a mis a l’épreuve.
Des êtres courageux, volontaires, solidaires et dévoués.
Ils nous ont appris une grande vérité :
« Il n’est de vrai richesse que la relation humaine ».
Ils nous ont appris à poser un autre regard sur nos différences,
Appris que la seule chose importante est la préservation de la vie,
Cette vie si fragile parfois.
Cette prière est pour eux :
« Nous vous avons tendu la main, merci de l’avoir saisie.
Merci pour tout ce que nous avons compris a vos cotés.
Pardon de ne pas avoir toujours été là quand vous aviez besoin de nous,
Merci d’être venu partager notre passion de voler et celles de nos amis.
Pardon de ne pas toujours trouver les mots justes, pardon pour nos maladresses,
Merci de nous avoir offert votre amitié,
avec le temps nous nous sommes apprivoisé ».
S’il est des vies qui forment un cercle parfait,
Il en est d’autre dont le tracé est imprévisible
Et parfois incompréhensible,
Ceux que nous avons eu le chagrin de perdre au cour de nos vies
Nous ont enseigné ce qu’il y a de plus précieux :
« Avoir le courage d’ouvrir son cœur et de garder l’espoir ».
Mais l’espoir c’est demain et nous nous devons d’êtres auprès de vous ici et aujourd’hui
Parce que demain est incertain.
Merci a Anne claire de nous avoir réuni,
Aujourd’hui sur une planète ou la douleur n’existe plus,
blottie dans les bras de son grand père,
Elle doit écouter les histoires du grand Saint Ex,
Des histoires de pilotes, de renard, de mouton et de rose.
Merci aussi à tout ceux qui nous ont ouvert leur porte quand nous les avons sollicité,
Nous aurons encore besoin de vous à l’avenir…
Grâce à vous tous, ce « Courrier Sud pour VML » est beaucoup plus qu’un avion,
C’est un mot d’amour,
Il emporte dans sa soute et dans celles d’avions amis, de quoi soulager
Un peu de leurs souffrances des centaines de femmes et d’enfants africains.
Dans trois jours,dans le vent du désert,
Nous poserons notre avion à Cap Juby et au coucher du soleil,
face a l’océan,
Nous irons déposer une rose de l’espoir et enfouir ce message au pied de la stèle du souvenir,
Ce sera notre dernière mission,
un hommage à nos prédécesseurs dans cet endroit chargé d’histoire.
Merci enfin pour tous ces instants partagés de bonheurs éphémères,
Et pour remerciement, vos sourires nous remplissent de gratitudes."
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Publié le 27/10/2008 à 01:40, Mots clefs : |
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Epilogue...
Hier jeudi 23, j’ai ramené seul « notre » Cessna chez son propriétaire
sur l’aéroport de Pau-Pyrénée.
Pendant 45 minutes, j’ai retrouvé cet avion qui nous a donné tant de bonheur pendant ces treize jours de Rallye.
Impression bizarre de se retrouver seul, sans mes deux amis, dans un avion vide.
C’est a plus de 140 nœuds et sous quelques cumulus que ce convoyage a mis un terme a cette aventure.
Les rallyes se suivent et ne se ressemblent pas, le parcours est a peu près le même, les équipages changent, les caractères de chacun font que des affinités se crées ou non.
La météo est aussi très importante, dès que ça se gâte, la solidarité entre les équipages se met en place, toujours s’inquiéter que tout le monde aille bien…
Notre engagement est un peu différent de la plupart des autres concurrents.
Nous avons parfois trouvé que le rallye était loin de l’Aéropostale et de son esprit.
Notre équipage a trois a bien fonctionné, Dominique a découvert le vrai Saint Louis,
pas celui qu’il avait imaginé.
Je me suis fais un plaisir de lui raconter des anecdotes sur l’histoire des lieux que nous avons survolé.
Pour conclure,je voudrais remercier notre Parrain,M François d’Agay,
il porte l’héritage de son oncle,Antoine de Saint Exupéry,
notre association s’appelle « Courrier sud »,
titre du premier roman édité de Saint Ex,et son souhait de nous parrainer ,
caution morale de nos divers engagements humanistes nous a vraiment touché.
« Nous avons vu la terre avec l’œil de Dieu, survolé des paysages sublimes,
rencontré des gens qui se battent pour avoir une vie décente. »
Que restera t-il de ce rallye ??
Seul les plus beaux souvenirs, gravés dans nos esprits et concrétisés
par des milliers de photos et 4heures de film, resteront…
Peut-être un jour, reviendrons nous à Saint Louis….
En survolant a nouveau cette « Terre des Hommes »…

Décollage de Cap Juby...
Notre histoire est dédié a tout les enfants malades de l’association :
« Vaincre les Maladies Lysosomales. »
A leurs frères et sœurs et parents.
Depuis toutes ces années, ils nous ont donné l’énergie de mener à bien tous nos projets.
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Publié le 24/10/2008 à 05:26, Mots clefs : |
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Toulouse Salle des Illustres vendredi 17 octobre
 
« La salle des Illustres » nous accueille pour la réception de remise des prix .
Petite précision, « Les Illustres »,ce sont les « Capitouls » et les grandes figures Toulousaines qui ont fait briller la ville rose par leur talents et œuvres diverses,ce n'est pas nous!!
L’adjoint au Maire de Toulouse nous accueille par un discours suivi par celui du Directeur du Rallye.
La remise des coupes diverses et variés suivant les divers classements.
Les trois premiers bien sur, puis les coupes des classements intermédiaires, temps imposés, atterrissage de précision (celle là nous échappe de peu.1mètre), consommation, etc.
Laurent avait promis à son fils Thomas de lui ramener une coupe.Chose promise, chose due…

Non ce n’est pas celle du vainqueur, deux grosses erreurs sur un passage de temps imposé nous ont été fatalles, ho ! trois fois rien ,une histoire de pont,un peu ridicule…après Casablanca,un carreau sur le pont,point de sortie de ce fameux temps imposé…il y avait juste un autre pont 500 mètres plus a gauche,en travers d’un oued en cru….franchement ???qu’est-ce qu’il faisait là ce pont ????
 
Plus sérieusement, notre engagement est tout autre, nous portons les couleurs de VML, du
Réseau des Entrepreneurs Solidaires et d’Aviation Sans Frontières.

Grâce a la générosité de nos partenaires et la gestion de notre budget au plus juste, la trésorerie de « Courrier Sud » va nous permettre d’organiser des journées récréatives pour les enfants de VML.Les idées ne manquent pas…
Le repas de fin de rallye se tiendra au Golf Club de Vieille Toulouse, échange d’adresses mails pour garder le contact avec nos nouveaux amis pilotes.
Certains,vont pouvoir peut-être nous aider a trouver des fonds pour le Réseau,c’est aussi ça « Courrier Sud »,le pont aérien humanitaire vers la Mauritanie et Madagascar doit continuer a fonctionner…
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Publié le 24/10/2008 à 05:14, Mots clefs : |
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Castellon de la Plana -Toulouse Lasbordes jeudi 16 octobre

Ce matin grâce matinée…levé 7heures !!!
Petit déjeuné pris au club house de l’aéroclub de Castellon, vraiment ce club a vraiment de la chance, le cadre est magique, en bord de mer,un hangar style année 50…
Nous reprenons possession des avions, dernier briefing du rallye 2008 par Daniel le directeur des vols, l’ambiance est bon -enfant.
 
Nous avons trois heures de vols pour rejoindre Toulouse, la météo est bonne jusqu'à la frontière…après c’est l’automne sur le sud ouest, il faudra faire avec…
Le transit de Barcelone par le « corridor Alpha » derrière la ville par Sabadell, redescente vers la méditerranée a Mataro au nord de Barcelone et un cheminement côtier jusqu'à la frontière.
Nous survolons le circuit automobile de Barcelone,petite pensée pour des passionnés...

Un survol des îles Médas, me renvoi quarante ans en arrière, quelques souvenirs de pèche avec mon Grand-père dans ces îles…
Tout au long de cette cote, nos repères bien connus défilent sous l’avion,
Cadaques,port Lliguat et la maison de Salvador Dali, le Cap Creus, la traversé de la baie jusqu’au cap Cerbère qui matérialise la frontière, Cerbère et « notre crique », Collioure…jusqu’au cap Leucate…

Nous avons une épreuve à Lézignan, verticale l’aérodrome pour aller faire un relèvement de flèches.
L’approche vers Toulouse se fera sous un ciel de plus en plus sombre, il faut faire très vite avant que la météo se dégrade vraiment et aller se poser en sécurité a Lasbordes.
Une dernière procédure d’approche un peu tendu,tout les avions vont arriver en moins d’une demi heure,le contrôleur arrive a garder son calme et il en faut avec 21 avions qui rentrent d’Afrique et des pilotes qui parfois on pris quelques mauvaises habitudes…
A peine posé, des tètes connus, nous font des grands signes en nous apercevant.
Le moteur est coupé,les retrouvailles toutes en pudeurs(il y a du monde !!) ,quelques amis,anciens concurrents du Saint Louis sont aussi venus nous accueillir,ça fait plaisir de discuter…..de Rallye…et oui quand un ancien du Saint Louis rencontre un pilote qui rentre
De Saint Louis …de quoi parlent-ils ?????
Nous laisserons l’avion à Lasbordes, la pluie tombe, nous viendrons le chercher demain.
Demain après midi, la réception à l’hôtel de Ville est prévu a 17h, ça sent la fin…
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Publié le 24/10/2008 à 03:39, Mots clefs : |
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Ben Slimane-Tanger-Almeria-Castellon de la Plana Mercredi 15 octobre
La petite mésaventure d’hier a contrarié le programme du jour.
Normalement nous devions aujourd’hui partir de Tanger au Maroc pour aller a Almeria au sud de l’Espagne et de là remonter jusqu'à Castellon de la plana au sud de barcelone.
Le problème c’est que nous sommes logé a coté du port de Casablanca et nos avions sont a Ben Slimane a 70 Km au nord est de la ville.
Nous avons aussi a solutionner un problème de temps, nous devons être posé a Castellon avant 19h ce soir, heure du couché du soleil, en Espagne le vol de nuit est interdit.
Au Maroc, l’heure est en temps universel, c’est-à-dire moins deux heures par rapport a l’Europe.
En conclusion,la journée la plus longue en terme de vol est la journée la plus courte (22h)!!!
De plus nous avons des escales administratives obligatoires, Tanger pour dédouaner, Almeria pour passer la douane Européene , refaire les pleins et rejoindre Castellon,ce qui nécessite un transit a Alicante et Valence.
Voila, vous aurez compris que cette journée va être speed.
Top chrono,
Levé a 5h30, un petit déjeuné expédié a l’hôtel (Oumpalace, ça ne s’invente pas), une heure de bus pour rejoindre les avions a Ben Slimane, visite pré vol, briefing et a 8h15 tout les avions sont en l’air.
La météo est moyenne, mais il faut passer, nous volerons au dessus des nuages jusqu'à quelques kilomètres de Tanger.
Tanger, posé, dès l’arrêt au parking, nous allons faire tamponner les passeports, déposer le plan de vol et nous voila repartis.

Pour gagner du temps et se simplifier les procédures avec Malaga, nous ferons une directe vers Alméria a 5500pieds (1800m) au dessus de la méditerranée.

A Alméria, posé, les pleins refaits, les autorités nous simplifierons les formalités pour pouvoir repartir au plus vite.
Et c’est repartit, décollage, la météo est bonne, malgré une nébulosité qui voile un peu l’horizon, rien de comparable avec les vents de sables du sud qui nous avons rencontré dans le désert.

Après le décollage d’Alméria, apparaît une « verrue » sur la cote, la couleur ocre des champs labourés et les alignements des vergers d’orangers vont laisser place a « une mer de plastique ».
Défile sous l’avion, des milliers d’hectares de serres, les trop célèbres serres d’Andalousie,
, jusque dans la montagne, alignées telles des marées salants.
C’est peut-être ça « le blanc d’Espagne » ???

A l’heure ou l’on commence a se préoccuper de l’état de santé de la planète, ne faudrait-il pas tous se remettre en question,ces serres sont là pour nous offrir des tomates en hivers et des fraises toute l’année....
Si un jour la planète manque d’eau, elle ne manquera pas de plastique.!!!
Nous en avons eu également la confirmation sur les plages les plus reculées du sud, en Afrique,
Tout au long des cotes, notre pollution arrive, lentement mais sûrement ,maculant des lieux ou l’homme n’a jamais mis le pied…
 
Le transit d’Alicante, une verticale piste a 4500 pieds et hop, on redescend vite a 1000pieds pour transiter la zone de Valence.
 
La nuit commence à tomber, la brume tombe et le soleil se couche.
A 300m au dessus de l’eau,le ciel et la mer ne font plus qu’un ,je ne vois plus l’horizon,de temps en temps nous croisons le sillage d’un Ferry venant des Baléares ou un Tanker,impression bizarre de se demander s’ils naviguent ou s’ils volent…
L’arrivée a Castellon dans les dernières lueurs du jour, l’accueil sur le petit aérodrome, plein de charme, posé au bord de la méditerranée, un accueil chaleureux du président de l’aéroclub et des ses amis.

Nous avons toujours aimé cette escale de Castellon, cet aérodrome a une âme, du charme…
Un hôtel a été spécialement ouvert pour nous, une piscine, pas très chaude mais si accueillante ,
nous aidera a nous remettre de cette longue navigation.

Nous prendrons le repas dans un petit restaurant du bord de mer, vidé de ses touristes à cette saison, nous avons l’impression d’avoir pris possession de la ville.
Au dessert,Jean-Jacques, le directeur (remplacent) du rallye nous raconte des anecdotes sur l’aéropostale, petites histoires qui se sont passées dans la région…l’ambiance de cette soirée est très décontracté, nous sommes tous heureux d’être là, tout les avions ont pu passer et c’est dans cette allégresse que nous allons faire de beau rêves….
Demain, les pèlerins des lignes Latécoère, rejoindront leur port d’attache…..
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Publié le 24/10/2008 à 03:00, Mots clefs : |
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Essaouira-Tanger via Ben Slimane mardi 14 octobre
Il y a des jours qui commencent bien, le soleil se lève sur l’orient, les brumes matinales s’évaporent lentement,
le vent est presque nul voire favorable a la navigation du jour….
Et puis, mais ce doit être normal si près du désert du Sahara, un petit grain de sable vient
perturber ce qui s’annonçait comme une navigation tranquille…
En ce beau matin d’automne, nous quittons notre hôtel, direction l’aéroport d’Essaouira
A une quinzaine de kilomètres de la ville.
La routine de ces départs journaliers, préparation de l’avion,
vérifier que les réservoirs sont toujours pleins d’essence,
visite « pré vol », puis le dépôt des plans de vols ….
En début d’après midi, nous devrions êtres a Tanger, après une navigation très rigoureuse
qui nous fera transiter a l’est de Casablanca et de Rabat en passant par des points de reports obligatoires,
et les contrôleurs Marocains sont intransigeants, il ne faut surtout pas rentrer dans les zones interdites…
Au briefing, Daniel Vachet ,le directeur des vols nous annonce que le Roi du Maroc est en visite a Kenitra
au nord de Rabat et nous devons impérativement avoir passer le point
Amibi de Rabat avant midi, sinon déroutement vers Casablanca aux ordres des contrôleurs…
Décollages immédiats pour les 21 avions du rallye, les plus lents partant devant,
la course contre la montre a commencé, et chaque secondes compte…
Arrivé verticale de la balise de Casa Anfa, l’ancien aéroport de Casablanca au sud de la ville,
là ou ont été tourné les scènes aéronautiques du film « Casablanca »,
je comprends qu’il nous sera très difficile d’arriver a Amibi a temps…
Quelques instants plus tard, bien avant midi, la sentence tombe :
« A tous les avions du rallye, prendre contact avec l’aéroport de Ben Slimane et déroutement obligatoire »…
C’est un ordre !!!
 
Heureusement ce vol nous aura fait découvrir des paysages étonnants,
voler au dessus de la couche de nuages,ceci compensant cela !!!
 
Posé à Ben Slimane quelques instants plus tard et la fête commence.
Interdiction de repartir avant….on ne sait pas.
Contrôle de tout les papiers, pilotes et avions par les autorités, et stand-by jusqu'à six heures du soir.
La nuit tombe, c’est en bus que nous rejoindrons Casablanca à une heure de route de l’aéroport.
Soirée banale dans un hôtel sans charme du quartier du port…
Demain sera un autre jour,nous devons rejoindre Castellon de la plana ,
entre Valence et Barcelone,demain nous allons faire de l’avion,beaucoup d’avion
et c’est dans ces moments là qu’on se met a aimer notre bon vieux Cessna,rapide et confortable…
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Publié le 22/10/2008 à 02:44, Mots clefs : |
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Cap Juby-Laayoune-Essaouira lundi 13 octobre
Après avoir décoller de Cap Juby, paradoxalement nous repartons vers le sud-est à Laayoune, la piste de Cap Juby n’existant pas,
il n’y a bien sur pas d’essence, nous rejoignons Laayoune pour refaire les pleins.

Comme tout les matins en bordure de l’océan des entrées maritimes masquent un peu le ciel.
Les pleins faits nous décollons pour Essaouira.La zone militaire de Goulimine étant active,
nous sommes obligés de faire un parcours par l’intérieur des terres malgré le plafond très bas et une visibilité très limitée,
les vents de sables sont encore d’actualité.
Direction l’aérodrome de Tantan et un point géographique a contourner en plein désert, puis c’est la descente vers la cote au sud d’Agadir avec une météo qui ferait rêver les vélivoles….mais pas un pilote de Cessna.
Pendant deux heures et demi, c’est un vol aux instruments qui nous remmènera vers Agadir, il parait que c’est très formateur…
je vais penser a passer ma qualif. IFR…
Transit Agadir sur l’eau, arrivée à Essaouira, ou nous attend un atterrissage de précision et un relèvement de flèches au sol.
Laurent posera l’avion 5 m avant la ligne (ce qui est très bien), mais les deux erreurs sur les temps imposés du début du rallye,
nous ont trop pénalisés pour pouvoir remonter au classement général.
 
C’est dans un très bel hôtel, sur la baie face a la vieille ville que nous passerons la soirée,
énorme contraste avec le bivouac de Cap Juby hier soir,mais la baignoire est très apprécier après deux jours de désert…
Essaouira, ancienne Mogador est une ville très particulière dans l’histoire du Maroc.
Ville historique protégé par ses haut ramparts, ville de la tolérance des religions,
ici les trois religions monothéistes ont cohabités depuis des siècles, on retrouve sur des bâtiments anciens des inscriptions
écrites en Arabe et en Hébreux cote à cote…
Nous ne passerons malheureusement pas assez de temps ici pour découvrir toutes ses richesses…
L’ancienne Mogador a été un port Phénicien ou plutôt un comptoir. Il y a ,a quelques encablures du rivage, face a la vieille ville ,
un île ou s’étaient installé des marchants Phéniciens ;ils inventaire ici la couleur Pourpre extrait d’un coquillage,
le Murex, qui s’était développé sur ses rives.
Demain,nous remontons jusqu'à Tanger,une belle journée nous attend…
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Publié le 21/10/2008 à 05:43, Mots clefs : |
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Cap Juby (Tarfaya) dimanche 12 octobre

Aujourd’hui est un jour particulier, nous revenons à Cap Juby…
Cap Juby à coté de la petite ville de Tarfaya ne représente rien de particulier pour celui qui ne s’intéresse pas à son histoire
.C’est ici qu’un jour d’octobre 1927 ,un jeune pilote écrivain ,nommé depuis peu Chef d’aéroplace par Didier Daurat,Directeur de l’Aéropostale,vint poser son avion.Il s’appelait,Antoine de Saint Exupéry.
Ce jeune pilote, il a alors 27 ans, va se révéler dans ce qu’il est profondément…un grand diplomate (il négicira les libérations, avec les Maures R’Gui BAT qui capturaient et gardaient en otage les pilotes tombés dans le désert), au cours des 18 mois qu’il passera ici, il écrira son premier roman COURRIER SUD, et germera en lui une des plus belle et célèbre histoire, celle d’un petit garçon arrivé d’on ne sait trop ou… « Le Petit Prince… »
Après le survol du désert pendant 2heures et demi en remontant de Dakhla, la fébrilité de l’arrivée grandie…
Il y a 3 ans lors de notre dernière participation, j’ai fais ici mon plus bel atterrissage, ce n’est pas une fierté particulière mais s’il y a un endroit ou l’on veut être parfait dans son pilotage c’est ici….
Nous survolons quelques épaves de cargos échoués sur les plages,
L’océan est redoutable dans ces parages, au loin se découpe sur le bord de mer la « Casa de Mar » ,un ancien comptoir Anglais, (un fort Boyard en plus petit et en ruine)…
Apparaît la petite ville de Tarfaya dans un voile de brume ocre, accroché à ce Cap Juby.
Nous devons faire une verticale « terrain ».
Pour le poète, Cap Juby est une piste au milieu de nulle part, pour l’administration c’est une piste qui n’existe pas…
Cette année, c’est Laurent qui posera l’avion, il y a 3 ans c’est moi qui l’avais posé, j’ai ici, le souvenir de mon plus bel atterrissage.
Le train est sorti, les volets sur 10°, ajuster la puissance, garder 65 nœuds…
Dernier virage, laisser a droite les antennes, faire une baïonnette, l’axe, le plan la vitesse…
Le seuil de piste a été matérialisé par 2 flèches blanches.
Ce n’est pas une piste ordinaire qu’il y a devant nous, une bande de sable dur,
On ne se pose pas à Cap Juby comme sur n’importe quel aérodrome,
C’est un peu comme si nous étions sur le seuil d’une Cathédrale immatérielle,
On y entre avec tout le respect de l’endroit,
Le respect de ceux qui l’on construite, ici l’histoire est très riche de joie et de tragédie…
L’approche se fait plein volets, notre bon vieux Cessna « Courrier Sud pour VML » se pose en douceur juste après le seuil….
L’avion est parqué en bordure de la piste en latérite (sable), les portes s’ouvrent et nous reviens en plein visage ces odeurs si particulières.
 
Nulle part ailleurs, je n’ai ressenti toutes ces émotions, cette lumière et ces odeurs…
Le soleil voilé par la brume, le bruit des vagues et l’odeur mélangée du désert et de l’océan.
Sur aucune autre plage du monde, je n’ai retrouvé ce parfum…

L’accueil du peuple Marocain n’est pas une légende, après les formalités d’usage avec la douane, nous pouvons enfin profiter de ce lieu…
Sous une tente Berbère, les autorités locales nous offre le thé de bienvenue.

Cette année, a été organisé le 2ème Festival international de musique de Tarfaya, il regroupe diverses animations :
Un village de tentes traditionnelles nomades a été dressé au pied du Fort Espagnol, dernier vestige avec la piste
De ce qu’était Cap Juby a l’époque de L’aéropostale.

Visite Guidé par nos hôtes, nous découvrons la vie traditionnelle des nomades, le travail de la laine de dromadaire, les outils anciens, l’artisanat et les petits métiers.
 
Nous profitons de l’après midi pour allé voir « La casa de MAR », la marée basse nous permet de nous approcher au pied de cette imposante bâtisse.
Les bateaux de pèche commencent a rentrer au port, nous leur rendons visite, la vie de pécheur est une vie très rude en général et ici en particulier.
Chaque région a ses bateaux caractéristiques, des pointus ou des catalanes en méditerranée, les bateaux de pèche ici doivent êtres très haut de franc-bord pour affronter l’océan, ici ce sont d’énormes barques noires.

La tente de nomade version luxe, qui nous abritera cette nuit est dressée sur l’esplanade à coté du vieux fort.
Le repas est pris avec les autorités de la région sous une immense tente.
Un orchestre de musique traditionnelle et Arabo-andalouse jouera de la musique jusqu'à une heure très avancée de la nuit…
Nous sommes conscients de vivre quelque chose d’unique au monde…
Après le « dîner de gala », je vais marcher seul sur la plage derrière notre campement,la pleine lune se lève au dessus de l’océan.
Des frissons me transpercent, malgré tout ces gens qui nous entourent, un sentiment de solitude m’envahie, j’aurai tellement aimer partager ces instants magiques avec ceux que j’aime, c’est tellement frustrant…

Dans la nuit se dessinent à quelques mètres les murs ocre du vieux fort Espagnol, la brise marine du soir fait frémir les drapeaux et les toiles des tentes en laine de dromadaire qui abriteront notre sommeil ….
Ou est tu Tonio ??L’évocation d’Antoine de Saint Exupéry me rappelle un autre pilote écrivain,
Richard Bach, qui a écrit une autre belle histoire philosophique : « Jonathan Livingston le Goéland ».
Sa Philosophie « Voler plus haut et plus loin que les autres goélands, malgré les reproches de son clan… »
Tout comme Richard Bach, Saint Ex, a jeté « un pont sur l’infini » entre ce passé et nous,
posé ici sur ses traces et celles de ses amis pilotes, navigateurs et mécaniciens…ce « pont sur l’infini », un lien indestructible,
immatériel entre le passé, le présent et une histoire pleine de rêves a raconter aux générations futures…
Cette musique qui emplie le désert nous donne des frissons, l’esprit d’un Petit Prince plane au dessus de nous…a l’évocation de ce livre écrit avec des mots très simple je ne peux empêcher en moi l’éveil d’une résonance particulière.
J’ai maintenant l’impression que celui qui a écrit ce livre ne s’exprimait pas seulement avec des mots et des idées, mais avec des vibrations.Et ces vibrations vont bien au delà de nos pauvres mots inventés par les hommes.
Ce soir, j’ai aussi une pensé toute particulière pour notre parrain, François d’Agay, je sais qu’il nous suit et qu’il pense a nous, ce soir sa place était parmis nous, j’aurai tant aimé lui faire survoler Cap Juby…et c’est pour nous si important qu’il cautionne notre engagement.
Au petit matin, la pleine lune est à la verticale du fort, les rues de la petite ville de Tarfaya sont presque vides, ce qui tranche avec l’animation et l’effervescence d’hier.
La population a repris sa vie normale, la fête est fini et nous reprenons a pied, le chemin vers nos avions
Pour profiter encore un peu de l’ambiance de ce lieu.
Un dernier briefing et nous quittons cette piste mythique, après avoir ramasser symboliquement quelques poignées de sables et quelques cailloux noir, juste garder un petit souvenir de notre passage à Cap Juby…
C'est moi qui décollerai de Cap Juby,laissant derrière nous un peu de nos ames d'enfants...
Ce soir nous serons à Essaouira après une escale à Laayoune pour refaire les pleins.

Charles
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Publié le 20/10/2008 à 05:14, Mots clefs : |
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St Louis-Nouadhibou-Dakhla samedi 11 octobre

Aujourd’hui, nous entamons la remonté vers Toulouse.
Plus que 5000 Km a parcourir…
Le vent du nord a faiblit mais est toujours assez fort, nous devrons faire une étape a Nouadhibou au nord de la Mauritanie pour refaire les pleins d’essence, plus par sécurité que par nessecité, notre avion ayant l’autonomie suffisante pour rallier Dakhla, mais au dessus du désert, mieux vaut avoir trop d’essence que pas assez…
Nous remontons vers Nouakchott et commençons a prendre de l’altitude pour survoler la Baie d’Arguin et son célèbre banc, la baie d’Arguin est une réserve naturelle, refuge de millier d’oiseaux venus se reproduirent près de ces rivages très fertiles et riches en poissons.
Le survol de la baie d’Arguin, réserve naturelle classé au patrimoine mondial par l’Unesco, est un des paysages les plus surprenant.
En effet, le désert du Sahara, les hauts fonds, les bancs de sables, les herbiers, se mélangeant au rythme des marées dessinent des formes et des couleurs d’une richesse que seule la nature sait crée.
Aucun peintre impressionniste n’aurait imaginé un aussi beau kaléidoscope de couleurs…
Sur le trait de cote, seul quelques villages peuplé de pécheurs des tribus Im’raguen partagent aux phoques et a une multitude d’oiseaux marins venus se reproduirent au bord, cette partie d’océan très riche en poissons.
Dominique aura cette pensée tellement pertinente : « Si un dieu a crée tout ça, il s’est fait s’accrément plaisir »
Le survol de l’île d’Arguin, et plus au large son trop célèbre banc de sable nous rappelle qu’ici, il y a 192ans, un voilier a connu un fin tragique…
En 1816, après Waterloo, Louis XVIII se réinstalle sur le trône de France.Le Sénégal vient d’être restitué a la France par l’Angleterre, le 17 juin une flottille appareille de l’île d’Aix avec la frégate la Méduse sous les ordres du commandant de Chaumareys, a son bord le futur gouverneur du Sénégal, le colonel Julien Schmaltz et quelques notables, et une garnison de 150 soldats.
Quelques jours plus tard, a 160km au large des cotes Mauritaniennes, sur le banc d’Arguin, la Méduse s’échoue…
Un radeau fabriqué avec les moyens du bord est chargé, la Méduse flotte a nouveau mais a la suite d’avaries graves, le voilier doit être évacué.Les notables dont le commandant du bateau embarquent sur les 6 canots, laissant l’équipage et la garnison de soldats s’entasser sur le radeau long de 20m sur 7 m de large…
Après12 jours de dérive, le radeau est repéré par le brick l’Argus il ne reste a bord que 15 rescapés sur les 152 qui avaient embarqué à son bord…
Le scandale que fera l’annonce de ce désastre enverra le commandant de Chaumareys en prison et inspirera le peintre Théodore Géricault, « Le radeau de la Méduse » restant son œuvre la plus connu.
Au beau milieu de cette immense baie, nous ferons un vol en patrouille avec un autre concurrent, le caméscope et les appareils photos tournent a plein, je ne me lasserai jamais de voir notre magnifique Cessna en vol…

Pour ne pas déranger la faune de la baie d’Arguin, nous la survolons à 1km d’altitude minimum, ce qui nous donne une perspective a couper le souffle, sur ces paysages…
L’approche de Nouadhibou, par le sud nous fait survoler le cap blanc, l’ancienne aéroplace, l’équivalant de Cap Juby à l’ancien Port Etienne.

D’innombrables carcasses d’épaves rouillées, attendent immobiles que les ferrailleurs viennent les dépesser.
Tanker, vieux chalutiers, paquebots d’un autre age, rongés par l’assaut incessant de l’océan, le travail de corrosion du sel et du soleil, finissent là leur vie de labeur.
Parfois les phoques du cap blanc viennent leur rendre visite, trouvant la des récifs artificiels à leur goût…

Après une brève escale a Nouadhibou, nous repartons plein nord en longeant la cote jusqu'à Dakhla.
L’approche de Dakhla se fera par une très longue finale de plus de 50 Km dans l’axe de la piste.
Nous retrouverons le « Sahara Regency » notre hôtel, construit a l’emplacement de l’ancien fort Espagnol.
Demain est un jour important, peut-être la raison d’être du Saint Louis…nous revenons à Cap Juby…
Charles
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Publié le 20/10/2008 à 01:50, Mots clefs : |
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Saint Louis jeudi 9/vendredi 10 octobre

C’est par une chaude après midi que nous arrivons enfin à Saint Louis du Sénégal.
La moiteur de l’atmosphère nous confirme que nous avons bien passé une ligne par 23°26’nord appelé plus simplement « tropique du cancer ».
Vraiment étonnant ce contraste avec les heures de « traversé du désert » que nous venons de vivre,depuis des heures dans la baie d’arguin entre Nouadhibou au nord de la Mauritanie et Nouakchott la capitale au sud et jusqu’au lit du fleuve Sénégal qui matérialise la frontière,aucun relief,une troisième dimension presque inexistante vue du ciel et tout a coup un contraste comme tracé au cordeau,tout comme le Nil en Egypte,une végétation luxuriante explose tout autour de nous.
Les eaux boueuses du Sénégal, chargées d’alluvions rendent la vie a ce désert du Sahara hostile.
La forme des cases traditionnelles, la végétation nous confirme bien que nous sommes en Afrique noire.
C’est un bus moderne qui nous emmènera jusqu'à l’Hôtel de la poste, autrefois ,2 vieux Berlier poussifs donnaient tout son charme à cette ballade…

Nous prenons possessions de notre chambre,la 218,juste a coté de la chambre favorite de Jean Mermoz ,la 219 qui est a l’angle sud de l’hôtel ,d’où de sa fenêtre,il pouvait voir le pont Fédherbes et le fleuve d’où il s’envolait en hydravion vers l’Amérique du sud.
Privilège supprème, vers 17 heures, le cuisinier accepte de nous servir un steak (de buffle) avec des frites…
La soir tombe vite et le Consul de France nous attend,soirée au consulat,remise de prix et discours,Champagne,puis retour au « Flamengo »,le restaurant extérieur de l’hôtel et une bonne nuit de repos.
 
La climatisation de l’hôtel de la Poste gémit, essayant de dissiper la moiteur nocturne.
Etourdis par le bruit et nos émotions, le sommeil nous gagne rapidement.
L’agitation de la rue au petit matin nous réveille malgré la fatigue accumulée au cours de ces derniers jours.
Derrière la moustiquaire, la ville se réveille elle aussi peu a peu dans la moiteur des entrés maritimes qui se dispersent lentement…
Sur L’île Saint louis, fruits des amours tumultueuse entre le fleuve Sénégal et de l’océan Atlantique, les hommes disputent avec convoitise « la langue de Barbarie » aux deux amants…
A notre arrivée au campement sur la lagune, après une expédition d’une demi heure en bus et une traversé en pirogue du fleuve Sénégal, le soleil qui n’est pas encore au zénith crache sur nous ses dards de feu…L’air saturé d’humidité perle sur la peau déjà brillante de sueur.
Seul l’océan et la tiédeur de son eau nous offrira un réconfort…
Quelque langoustes plus tard dégustés sous les paillotes, a l’ombre des arbres bordant le fleuve, Eole et Neptune se rassemblant pour qu’une brise légère viennent nous réconforter.
Journée de détente dans un endroit plein de charme et de simplicité loin du tumulte de la ville.
 
Au retour ,la pirogue nous dépose près d’un petit village,j’ai eu la riche idée de porter des « chupas » pour les enfants…au début il n’y avait qu’une dizaine de gamins,mais en quelques secondes je me suis retrouvé happé par une nué d’enfants me tendant la main et s’agrippant a mon tshirt,heureusement le passeur de la pirogue calma un peu les ardeurs de mes assaillants,chacun eu sa part et c’est avec de grands sourires(un peu moqueurs pour certains) que la scène se fini…
En soirée retour a l’hôtel de la Poste, repas au bord du Fleuve avec pour perspective le pont Fedherbe, conçu a la fin du 19ème siècle par Gustave Effel
Demain, le soleil se lèvera sur l’orient, dissipant les ombres de Saint Louis….mais nous infatigables pèlerins,
nous serons repartis…
Charles
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Publié le 19/10/2008 à 05:48, Mots clefs : |
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Courrier Sud pour VML..le retour
Les plus belles choses ont une fin…
Le Saint Louis 2008 est presque fini,
Demain vendredi après midi aura lieu au Capitole à Toulouse
La remise des prix.
Les plus belles récompenses sont ces instants privilégiés que nous avons
Vécu pendant ces 13 jours.
De belles rencontres mais un décalage avec certaines populations rencontrées vraiment déroutant parfois.
Certains jours,en particulier a Saint Louis,je me demandai si nous étions bien a notre place...
Que faire??
Je vais mettre le blog a jour dès que possible,
Je reprendrai la chronologie des étapes là ou je me suis arrêté l’autre jour.
Je pense que tout le monde s’y retrouvera parce que plus nous descendions vers
Le sud, plus l’inspiration s’évaporait dans les vents de sables du désert,
Ne croyez surtout pas ceux qui vous dirons que le Saint Louis est un voyage
De tout repos…
J’aime beaucoup la photo du haut, c’est « La casa de Mar » a Cap Juby, un
Ancien comptoir Anglais.En fait ce fort est posé sur la roche en bord de mer,
La perspective de la photo est trompeuse, mais si vous avez un peu d’imagination
Regardez bien dans les dunes, vous risquez d’apercevoir un petit bonhomme, un serpent,
Un renard et peut- être une rose…ça ne vous dis rien ??
C’est ici qu’Antoine de Saint Exupéry a imaginé son « Petit Prince »…
et qu'il a écrit "Courrier Sud"...
 
Charles
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Publié le 16/10/2008 à 09:40, Mots clefs : |
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ordinateur planté Dakhla samedi 11 octobre
au risque de vous décevoir,je ne pourrai plus tenir a jour le blog. L'ordinateur n'a pas supporter la chaleur de St Louis. Tout va bien,nous sommes ce soir a Dakhla,demain Cap Juby. Je ferai une mise a jour complète de retour a la maison le WE prochain. La Météo est très bonne,cette après midi nous somnolions en vol tellement c'était calme. Renaud un pilote "ami" me prète son ordi mais je ne peux pas travailler dans de bonnes conditions. Demain a Cap Juby,nous aurons une pensée amicale pour M François d'Agay notre parrain, nous vous rapporterons des images,mais ce soir nous ne savons toujours pas ce que les autoritées Marocaines ont organisées... A bientot sur le blog et mille regrets de ne pouvoir vous emmener avec nous. Charles
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Publié le 11/10/2008 à 08:51, Mots clefs : |
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De Laayoune a Dakhla mercredi 8 octobre
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Les jours se suivent et se ressemblent…
Hier toute la journée soufflait un très fort vent du nord…ce matin aussi !!Étonnant non ??
25 a 30 nœuds (50km/h), du coup pas un nuage au départ de Laayoune mais a l’avenir appelez nous « Orangina » (oui nous avons été très secoué !!)
Petite journée pour rejoindre Dakhla dans le sud du Maroc, l’ancienne « Villa Cisneros ».
Un très fort vent de sable de nord nous accompagne, nous sommes en plein désert du Sahara, sur la cote.
Visibilité moyenne, des épreuves classiques, nous devrions être mieux classés ce soir.
Arrivée à Dakhla en début d’après midi, ce qui nous permet de profiter de quelques instants de repos.
Les « nouveaux », sont allés voir le port, d’autres comme moi passe du temps sur leur ordinateur,
Et Laurent est allé se faire massé… !!!
Demain, longue étape vers Saint Louis du Sénégal, nous ne nous poserons pas en Mauritanie,
Notre avion à une très bonne autonomie et vue le vent violent qui va encore nous pousser…
Ces navigations au dessus du désert, 90 ans après le premier vol de Pierre Georges Latécoère,
et son pilote René Cornemont, entre Toulouse et Barcelone…
De nombreux hommes ou Femmes ont réalisés des exploits au 20 ème siècle,
Chaque jours qui passe, nous, humble pilotes (pas tous dans ce rallye), réalisons le courage qu’il a fallu a ces jeunes hommes (ils ont presque tous disparus très jeunes), pour voler dans ces contrées hostiles au possible.
Ils avaient une foi particulière : la religion du courrier…
Voilà pour ce soir, j’espère que nos petits reportages sont suivis pas un maximum de gens,
Pour info, si vous allez sur le site du « Saint Louis »
www.saintlouis2008.com
Pour voir l’animation avec l’avion, il ne faut pas cliquer sur l’avion mais sur le lien de l’étape du jour
Où celui d’une autre étape sinon ça ne marche pas...
On nous a fait la réflexion « ça vole bas » ! Que tous ceux qui tiennent un peu à nous,
Il y en a, ne s’inquiète pas, nous ne faisons aucune imprudence, nous aurons juste quelques anecdotes à vous raconter, après notre retour…mais nous assurons toujours la sécurité au maximum,
A demain a Saint Louis…
Internet n'étant pas très vaillant, je ne peux pas inclure de photos
Charles
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Publié le 8/10/2008 à 08:32, Mots clefs : |
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De Rabat a Laayoune via Essaouira mardi 7 octobre
Aujourd’hui va être une journée très looooooooongue !!
Nous allons à Laayoune, la météo n’est pas mauvaise mais on espérait mieux.
Décollage vers 10h locale (midi en France), grosse angoisse en montée initiale, les jauges d’essence
Sur zéro et une odeur d’essence dans l’avion anormale, du coup le transit vers le sud de Casablanca
Qui n’est pas de tout repos a été très viril...
Tout est rentré dans l’ordre au bout d’un moment, petits problèmes électriques !!
Jusqu’a Essaouira ou nous faisons escale, beaucoup de
Nuages bas de brume, du vent arrière très violent, et bis répétitat pour rejoindre Laayoune avec un passage a Tan Tan dans l’intérieur des terres pour une épreuve de visualisation.
Pour ceux que ça intéresse, donc pas nous, hier soir nous étions 15 ème, ce n’est pas que nous sommes moins bon que les autres mais sur une épreuve de temps imposé au sud de Casablanca, nous devions faire u n passage au dessus d’un pont qui enjambe un oued avec un temps imposé donc!!
Vous connaissez les dessins animés de Tex Avery ??
Ça y ressemblait, j’ai fais un passage sur le pont a la seconde en faisant plonger l’avion sur ce fameux pont pour être a la seconde prêt…c’était la fête a bord, jusqu’a moment ou en regardant sur le coté gauche….se cachait un autre pont !!!Le bon celui là !!!
Voilà vous savez tout (ou presque)
Maximum de pénalités et nous voila 15ème
Que tout le monde se rassure, ça ne nous empêche pas de dormir.
La soirée a Laayoune, normale, Hôtel Repas marocain et dodo.
L’ambiance de ce rallye est spéciale, différente du 2005, les équipages sont plus indépendants,
En 2005, le très mauvais temps que nous avions eu au départ et sur tout le Rallye avait soudé les équipages…
Beaucoup d’entre vous n’ont qu’une vague idée de ce que nous vivons,
Le Saint Louis est un exercice très fatigant, usant, stressant,
Mais chaque jour qui passe resserre des liens entre nous trois.
En fait avant de partir, je ne connaissais que très peu Dominique, je peux vous dire que s’il y a quelqu’un qui apprend en ce moment c’est bien lui.
Il est vraiment a sa place avec nous et cet équipage a trois fonctionne a plein, pour lui qui n’est pas encore pilote, c’est de l’intensif et je me fais un plaisir de lui raconter des anecdotes sur
L’aéropostale, hier nous ne sommes passé pas très loin de Cap Juby…
Laurent fait la navigation et moi je pilote, nôtre avion est très fin à piloter,et quel bonheur il nous apporte chaque jour
Charles
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Publié le 8/10/2008 à 08:11, Mots clefs : |
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Alicante- Tanger -Rabat lundi 6 octobre
Ce matin, levé très très tôt...
P’tit dej a 6h à départ de l’hôtel dans la palmeraie d’Elche vers l’aéroport.
Destination Tanger, un peu compliqué avec les contrôleurs de Malaga, un peu embouteillé, nous sommes allé faire un grand tour au large, des bancs de centaines de dauphins 100 mètres sous l’avions..
Dominique, notre caméraman, n’arrête pas de faire des images, et comme c’est son premier Saint Louis nous avons continué sur la cote jusqu'à Gibraltar, il faut voir ce rocher une fois dans sa vie…
Au loin se découpe, tapis tel une tête de crocodile, ce rocher imposant, jadis appelé par les grec « Colonnes d’Hercule ».Repère incontournable des navigateurs et des pilotes.
Porte d’entrée vers l’océan Atlantique, figé dans une fausse indifférence, il regarde passer les processions de navires.
Comme prêts à sombrer sous leurs lourdes charges, les vaisseaux laborieux se croissent, telles d’infatigables fourmis.
A 2000 pieds (600m) au dessus des eaux agités, protégé dans notre habitacle de métal, dans une perspective trompeuse, les rivages de l’Europe et de l’Afrique semblent a porté de mains…
S’évanouissant dans la brume qui trouble l’horizon devant nous, les cotes semblent se rejoindre…
La nature dans sa sagesse, semble vouloir corriger nos carences…unir les hommes…
Mais déjà les cotes Marocaines sont là, les procédures d’approches classiques et en quelques minutes, après un contournement par le sud de « Tanger la Blanche », brillante sous ce soleil d’automne, posée au bord de l’océan Atlantique, la piste est en vue…
A nouveau les procédures et les messages radios se feront en Français, nous reprendrons notre « Anglais version Sud-ouest » au retour pour retraverser l’Espagne.
C’est sous la moiteur d’un vent d’ouest que Pilotes et avions vont se restaurer, couscous pour les premiers, huile et essence pour nos machines…
Départ pour Rabat, le long du trait de cote, dans nos têtes, c’est peut-être maintenant que le Saint Louis a vraiment commencé, cette navigation entre terre et océan, puis dans deux jours entre Désert du Sahara et océan sera notre lot quotidien….
Ce soir arrivée a Rabat, l’étape Tanger-Rabat courte mais éprouvante.
Hier nous étions 6ème au classement, mais promis, on ne la pas fait exprès !!!
Un petit message personnel de la part de Laurent et de moi bien sur,aux amis du Saint Louis 2005,
Les bretons, Edouard et Antoine, Fernande…vous nous manquez, l’ambiance de ce rallye est très différente,
Un point très positif, nous formons un vrai équipage a 3, ce n’était pas gagné d’avance, Dominique a trouvé sa place et apprend beaucoup, c’est très important la cohésion des trois équipiers.
Ce soir pas de connexion…demain j’espère a Laayoune.
Charles
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Publié le 8/10/2008 à 08:08, Mots clefs : |
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Toulouse -Alicante dimanche 5 octobre
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Samedi tous les équipages étaient rassemblées a lasbordes.
Journée très intense en émotion, nous sommes au pied du mur, et notre mur fait dix milles km…
Briefing et dernier préparatifs aux programmes,
Nous retrouvons les anciens concurrents et sympathisons avec les nouveaux.
Dans l’après midi, nous avons accueilli ,nos parents et amis autour de l’avion, un très très grand merci a ceux qui se sont déplacé, un merci tout particulier a Eric, nous avons regardé ton film sur la journée baptêmes de l’air pour VML…une tendre pensé pour Delphine notre marraine partie loin de Toulouse faire ses études, nous pensons bien a toi aussi.
Nos nouveaux amis de l’association des amateurs de véhicules anciens de Moissac sont venus partager ces moments magiques d’avant départ avec une Matra et une 404 cabriolet…

Ce matin, l’émotion du départ était au top…
Même s’il s’agit de ma troisième participation, le stress, l’émotion du départ, au seuil de cette nouvelle aventure est toujours aussi intense.
Le film du rallye est déjà engagé dans nos esprits et se déroule insidieusement…
Les odeurs, les paysages, les voix, l’agitation et les bruits des moteurs, le sable de Cap Juby soulevé par le vent chaud du désert fouettant nos visages…

Les images a peine ressucitées, s’effacent pour laisser place a de nouvelles…
Un dernier au revoir a nos compagnes, nos familles et aux amis venus nous souhaiter le meilleur.
L’inquiétude se lit sur certains visages, mais déjà, dans nos têtes, nous sommes loin …
Trois ans déjà que nous étions là avec Laurent et notre bon vieux Cessna 177 cardinal, que de souvenirs, de paysages, de rencontres ,de nouveaux amis pilotes…
Aujourd’hui commence une nouvelle histoire pour Courrier Sud, nous partons a trois et je sais que cette nouvelle aventure sera très différente, mais chacun va apporté ce qu’il est, son experience,il va falloir veiller les uns sur les autres, nous ne sommes plus trois pilotes mais un équipage .

Dominique va découvrir a son tour, cette ligne Latécoère, les paysages qu’ont survolé il y a bien longtemps nos ainés, connus et inconnus, ces anonymes qui ont cru en cette religion du Courrier, l’Afrique et le désert du Sahara…
Le moteur est lancé, il faut maintenant laisser ses émotions de coté…ça y est l’aventure, le rêve reprend vie…a nouveau…
4heures de vols sous le soleil…ça nous change de l’édition 2005…

Nous prenons nos marques, super ambiance bien sur avec Laurent, Dominique a trouvé sa place…
Nous sommes au top pour les épreuves, bien que pour nous, tout cela est secondaire…mais quand même,
On a sa fierté.
Ce soir a Elche j’ai internet, ce qui ne sera pas le cas tout les jours, ne vous inquiété pas si un soir il n’y a pas de nouvelles.
Et puis le Saint Louis est une épreuve très fatigante, alors s’il vous plait, soyez indulgent s’il y a quelques fautes
D’orthographe et si certains jours l’inspiration est en berne.
Un dernier merci aux amis du Réseau des Entrepreneurs Solidaires qui nous ont encouragés,
Nous pensons a vous et peut-être un jour nous nous retrouverons a nouveau sur un Saint Louis ??
A demain a Rabat
Charles (oui désolé mais mes 2 coéquipiers sont au bar !!!)
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Publié le 5/10/2008 à 07:22, Mots clefs : |
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jour J -2
Laurent au travail (si si ça lui arrive...)
Cette semaine a été consacrée à la préparation de l’avion…
Laurent et Dominique ont passé leur week-end à nettoyer du sol au plafond, notre bon vieux Cessna….et il en avait bien besoin.

Cédric de la société Apostrophe est venu poser les logos,
Aujourd’hui deux journalistes de la « Déphèche du Midi » et un reporter de Radio Nostalgie sont venues nous interviewé
.Demain, avec Laurent nous convoyons « Courrier sud pour VML » sur l’aérodrome de Toulouse Lasbordes.
Tout cela nous rapproche du départ…il est grand temps de partir, tout le monde est un peu fébrile,
Nous, nos proches, mais c’est un peu comme la veille de noël, c’est l’attente de découvrir
ses cadeaux au pied du sapin qui est la plus agréable,le notre sapin , a deux ailes et vole a 260 Km/h…et le cadeau arrive dans 2 jours...
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Publié le 2/10/2008 à 06:08, Mots clefs : |
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et si nous leur disions merci?
Mardi 23 septembre, M Paul Couronne, président du Crédit Agricole Nord Midi pyrénée, nous a remis symboliquement le chèque de soutien.
Plusieurs Administrateurs de la Banque s’étaient joints a lui pour une rencontre amicale sur l’aérodrome de Montauban.En remerciement de ce soutien, nous avons offert un petit vol local a trois de nos supporters…
Depuis la création de « Courrier sud », nous avons souvent rencontré
des partenaires généreux et compréhensifs.
Nous voudrions remercier tout ceux qui ont toujours répondu présent quand nous les avons sollicités.
Un grand merci a notre marraine Delphine Ville et notre parrain Eric Gouze
de VML, ils nous ont donné l’énergie pour emmener au bout, tous nos projets.
Une pensée aussi pour Anne-Claire, un petit Ange partie bien trop tôt…
Un grand merci a nos Mécènes :
Anodigrav,Apostrophe, Bestoff,Ets Bourdarios,CANMP, Colas Sud Ouest,
Clinique Saint Exupéry, Cousin Pradère, DPSM, ETDE, EtsTavagnutti,
GiesperTP, Lacroix signalisation, Proceme,
Sematec, Signatures Saab, Signatures Porsche, Ville de Montauban, Weill Sa…
Et tout ceux qui préfèrent rester anonymes…
Un grand merci également a tous nos amis et ils sont nombreux, toujours prêts à nous aider :
Ceux de VML : Cathy, Brigitte, Pascale, Françoise, Arnaud et François…
A nos amis et parents : Gilbert, Michel, Dominique et René
A Jean et Lucette de Pharmacie Humanitaire Internationale, partenaire également du Réseau…
Et un « petit merci » aussi a Christine,Christelle et Gladys, nos compagnes qui subissent un peu notre passion…
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Publié le 29/09/2008 à 05:53, Mots clefs : |
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un bel oiseau de voyage
Comme vous pouvez le voir sur la photo, je suis un avion.
Je suis né il y a 30 ans dans l’usine CESSNA de Reims, en Champagne.
A ma naissance, on m’a baptisé Cessna 177 Cardinal,
Cardinal me vient du nom de ce petit oiseau au plumage rouge.
Pour me reconnaître quand je suis en vol, on m’a donné une immatriculation avec des lettres correspondantes à l’alphabet international.
Fox, Golf, Alpha, Alpha Hôtel…donc FGAAH.
Pour simplifier, les pilotes appellent leur avion par les deux dernières lettres de son immatriculation…
On m’appelle donc Alpha Hôtel…AH.
Je mesure 11 mètres d’envergure pour un poids de 1270 kg maximum au décollage.
Pendant 15 jours, je vais emmener mes trois pilotes dans une des plus belles aventures qu’un pilote puisse vivre : refaire le trajet des lignes LATECOERE de Toulouse à Saint Louis du Sénégal à l’occasion du Rallye Aérien « Toulouse Saint Louis du Sénégal » qui partira de l’aérodrome de Toulouse Lasbordes le 4 octobre prochain…
J’ai déjà fait ce rallye, il y a 3 ans avec Charles et Laurent, cette année, un nouveau pilote, Dominique, les a rejoints.
Pendant le rallye je porterai le numéro 11 et je m’appellerai « COURRIER SUD pour VML »
VML, Vaincre les Maladies Lysosomales, est une association de parents d’enfants atteints de maladies génétiques de dégénérescences.
www.vml-asso.org
L’association « Courrier Sud » que Charles a créée en 1999, soutient VML depuis sa création de diverses façons : 3 engagements dans le Toulouse Saint Louis du Sénégal en 2000, 2005 et 2008, en organisant des journées baptêmes de l’air, baptêmes de voitures de courses, activités diverses pour les enfants et un soutien aux projets des parents…
En 2005,Courrier Sud a été le premier partenaire du "Réseau des Entrepreneurs Solidaires", nous avons créé un pont humanitaire aérien entre la Suisse, la France et la Mauritanie et l'ile Sainte Marie à Madagascar.
www.entrepreneurs-solidaires.ch
Durant les 15 jours du rallye, mes pilotes vont vous raconter leur aventure.
Cette histoire s’adresse avant tout aux enfants de VML, à leurs frères et sœurs, leurs parents, et bien sûr à nos familles et amis, ce ne sera pas un rapport technique mais une histoire romancée.
Nous allons partir sur les traces des pionniers de l’Aéropostale, un de ces pilotes s’appelait
Antoine de Saint Excupéry. Il a écrit en 1927 à Cap Juby, où nous nous poserons le 12 octobre, son premier roman « Courrier sud » et c’est probablement à Cap Juby dans le sud du Maroc, au bord de cette piste entre désert du Sahara et l'océan atlantique, qu’il a imaginé « Le Petit Prince »…
Chaque soir, à l’étape, mes pilotes vous raconteront, chacun avec sa sensibilité, leur journée.
Pour que vous vous y retrouviez, chacun signera son journal de bord, il est donc possible que pour une même journée, il y ai 2 ou3 chapitres.
Vous pourrez nous suivre également sur le site officiel du Saint Louis:
www.saintlouis2008.com
Maintenant je vais laisser mes pilotes vous raconter leur aventure…
Bon vol a tous, j’espère que notre histoire vous fera rêver….
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Publié le 21/09/2008 à 07:50, Mots clefs : |
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